lundi 16 février 2009

Anxi Tie Guan Yin: M3T Vs ThDC... à suivre.



Anxi Tie Guan Yin "Impérial" (417?)
Automne 2008
Thé de Chine


Anxi Tie Guan Yin N° 8
Automne 2008
Maison des Trois Thés
Cela fait longtemps que j'espérais voir sur la carte de la M3T un ATGY de consommation courante à un prix abordable, c'est maintenant chose faite. Un numéro "8" est venu s'ajouter aux autres excellentes références qui sont plutôt dans le "haut de gamme"...
J'ai gouté. Une fois en yixing, une fois en Théière 60 cl, une fois en Zhong. Une première approche à approfondir... mais cela m'a parut très bien pour ce prix. En tout cas, C'est dans le style des ATGY que j'aime - entendez, pas trop "crus", ni trop "verts"...
Il me reste un paquet d'Anxi Tie Guan Yin provennant de Thé de Chine. Il m'a semblé qu'il pourrait être très instructif des les étudier sur base d'une dégustation comparative en parallèle, avec les mêmes paramètres. Ces deux ATGY sont vendus au même prix et me semblent de très bons candidats pour une comparaison, histoire de mieux comprendre les choix ésthétiques en matière de farbrication et de sélection...
A suivre!
En général quand je fais des comparaisons, je les fait sur base de paramètres standardisés, inspirés des paramètres de "compétition" qui se font dans de gros "mug". Comme je préfère utiliser des Zhong, j'ai un peu adapté: je fais 2 gr/ 5 min, 7 min, 10min. Dans d'autres cas, je fais un gong fu cha simultané avec les mêmes paramètres, mais là je n'ai rien de standardisé. du moins cela permet de voir le comprtement d'un thé par rapport à l'autre.
Qu'en pensez-vous? Et vous comment faites vous?
***
J'en profite aussi pour vous laisser entrevoir deux détails de mes deux dernières acquisitions de céramiques chinoises. Deux coupes de forme conique. Très bel émaillage, vraiment étonnant de nuances et de teintes...
Elles proviennent de CFOC (Compagine française de l'Orient et de la Chine). Une chaine de magasin d'objets chinois traditionnel que je vous conseille chaleureusement de visiter... (malgré la caractère un peu "colonial" de l'appellation)

dimanche 8 février 2009

Kung Fu Cha # 3 : amertume et technique d'infusion...


Un petit mot sur l'amertume suivi d'une petite digression à propos de la technique d'infusion:


On retrouve une composante amère présente dans beaucoup de très bon thés, en particulier les Dan Cong, le Rochers, les wulong taiwanais... Souvent, elle semble déranger de nombreux dégustateurs, du moins si l'on s'en tient aux commentaires des blogs...


Pourtant, il me semble que cette saveur complexe fait partie de la nature intrinsèque de la plupart des thés de bonne qualité et il me parait difficile de la faire taire sans étouffer complétement le thé dans sa richesse et sa complexité, une bonne part des caractéristiques aromatiques du thé me semblent corrélée à cette amertume.


Pour être plus précis, il faudrait parler de cette saveur au pluriel car il me semble qu'elle existe sous de nombreuses formes, dont certaines sont plus agréables que d'autres, et certaines totalement détestables...

Une "bonne" amertume ne me dérange pas du tout, au contraire. Pour moi elle se rattache à une dimension "sauvage" et "végétale" du thé, c'est le coté "plante" du théier (et je trouve même que la bonne amertume -celle qui est plaisante- est ce qui révèle au mieux la nature du théier dont les feuilles fraiches ont un gout assez amer lorsqu'on les mâche...)


C'est une saveur qu'il faut apprendre à apprécier. Instinctivement, l'être humain éprouve une aversion pour les saveurs amères (cela car beaucoup de plantes non comestibles et toxiques ont une saveures amères). D'après les expériences tous les nouveau-nés ont une aversion naturelle pour l'amer. Pourtant quand on cherche un peu à l'explorer l'univers de l'amer est assez intéressant, mais il faut un peu s'y habituer... d'ailleurs, il n'y a pas que le thé pour cela. personellement, je suis très fan de l'alcool de racine de gentiane Jaune (comme dans l'apéritif SUZE...)- la racine de gentiane jaune est considérée comme la substance "comestible" la plus amère. La première fois où j'en ai bu j'ai fait un peu la grimace, aujourd'hui j'adore.Il y a donc tout un cheminement pour découvrir et apprécier cette composante du goût...


Ce qui entre aussi en compte pour apprécier cette saveur, outre sa qualité, c'est la balance avec les autres saveurs, en particulier le sucré... Ainsi, c'est étonnant à quel point les apéritifs amers peuvent être sucrés (et, à mon avis, trop sucrés...). De même, les thés dont l'amertume sera plaisante seront bien souvent des thés qui ont aussi une composante moelleuse, sucrée, bien présente et affirmée.

Encore faudrat-il donner à cette composante l'occasion de s'affirmer et de s'exprimer. Bien souvent l'amertume sort des feuilles dès les premières secondes, tandis que le sucré mettra bien plus longtemps à se révéler... Alors, bien souvent, si on veut modérer l'amertume, c'est peine perdue d'infuser très court; il faudra aller chercher le rééquilibrage par le sucré en infusant longtemps et même très longtemps...
Avec les thés que j'ai l'habitude de boire (essentiellement des Dan Cong, Rochers et miéllés), une moyenne 2'30" à 3' me semble de plus en plus une bonne "fourchette" pour permettre à l'infusion de réveler une photographie complète, nuancée et détaillée, d'un thé. (Parfois les infusions, me font penser au développement argentique des photos N/B..) Et cela sur des dosages d'environ 4 à 5 gr pour 10 cl.
Mais il y a peut-être plein d'exceptions pour les thés que je ne connaîs pas... J'avais déjà abordé en détail cette question par la passé.
Mes impressions se confirment et s'affinnent: il faut effectivement infuser longtemps, mais plus que je ne le pensais alors. Un minute trente à deux minutes me semblait alors la bonne fourchette, aujourd'hui j'aurais tendance à dire que c'est trop peu pour véritablement atteindre l'équilibre des composantes constitutives. Avec certains thés, infuser 2' me semblait un plus mais pas un optimum car on vait aussi une certaine dureté, de la raideur ; j'en étais à deux doigts d'en conclure à l'innefficacité de ces hypothèses "d'infusions longues" quand j'ai eu l'idée de le faire infuser 3'... où j'ai pu constater un réajustement, un basculement de l'équilibre en faveur du moelleux.

J'avais aussi un peu peur de trop doser avec ces hypothèses d'infusions longues. Actuellement, il me semble qu'il ne faut pas faire trop "light" si on veut permettre à certains détails ténus de s'exprimer, je n'ai pas eu "d'effet overdose", pas de cas où le thé était trop concentré pour être buvable...

Il me semble aussi que si on démarre avec de longues infusions cela ne sert à rien d'incrémenter les temps d'infusions, du moins sur les 4-5 premièrs passages... Et curieusement, j'ai encore pu constater que le thé ne s'épuisait pas vraiment plus vite avec des temps très longs. On arrive à faire presqu'autant d'infusions.
Encore une chose, infuser "très" longtemps permet souvent de bien de s'assurer de la qualité véritable d'un thé. Si il y a vraiment une anomalie ou une faiblesse, le thé sera dégeulasse si il est trop infusé... en fait je suis assez enclin à peser que seuls les thés poussés dans d'excellente conditions auront cette capacité à se révéler dans la longueur des infusions... Mais j'insiste, je ne prétends pas que se soit nécessairement "la" bonne manière de faire dans tout les cas et que cela ne souffre pas d'exception.


Voici mes dernières impressions concernant ma pratique du Gong Fu Cha sur les wulong...


Toutes mes excuses à mes plus fidèles lecteurs et lectrices qui remarqueront certainement que l'essentiel de ce texte est un "copier-coller" remanié d'idées que j'avais développées dans le fil des commentaires il ya un petit moment. Mais comme tout le monde ne prend pas le temps de lire les commantaires en détail, et que je voulais un peu remettre à plat tout cela, je me permet cette redite...


J'espère aussi que cela redonnera une nouvelle occasion pour nous d'échanger à propos de la technique d'infusion et de profiter de l'interactivité du blog. (Allez! les "timides" aussi peuvent donner leur avis, c'est toujours bienvenu...)
Aussi, je trouve souvent dommage que ceux qui font des compte-rendus de dégustation ne communiquent que trop rarement la manière dont ils infusent leur thé... Alors, c'est difficile de savoir sur quoi ils basent leurs impressions...

Par ailleurs, à ce sujet, j'ai aussi toujours trouvé vraiment déplorable que la quasi-totalité des marchands ne communiquent pas (ou très peu et de façon très impressionniste) ce qui serait, selon eux, les paramètres optimums d'infusion de leurs thés (libre après à l'acheteur de les respecter ou pas). Il me semble que cela permettrait aux clients de se faire une idée du produit la plus congruente avec l'idée que s'en fait celui (ou celle) qui a pris la responsabilité de commercialiser le produit. C'est vrai que chaque thé peut être mis en valeur de différentes manières suivant les paramètres utilisés et qu'il ne faut pas figer les choses dans une recette, qu'il faut faire suivant "son" goût ou même selon son humeur du jour... Mais donner les repère pemettant d'atteindre l'optimum permettrait au consommateur de se faire une opinion la plus favorable du produit.

Il me semble qu'il y a bel et bien une sorte d'optimum objectif dans "l'esthétisation " de chaque thé... Personnellement, je n'ai jamais cru au "relativisme esthétique" en matière de goût, en gros, l'idée trop facile que "les goûts et les couleurs ne se discuttent pas" . C'est trop souvent une excuse fallacieuse et facile pour refourguer de la merde aux consommateurs qui ne réchignent pas à en consommer - la variante esthétique de l'aliénation politique, d'une certaine manière... (mais c'est un sujet que je ne souhaite pas développer maintenant, j'y reviendrai ultérieurement...)

D'ailleurs, le discours des marchands qui pronnent le "chacun son goût" au niveau de la technique est bien souvent inconséquent et contradictoire sur le plan de la logique du discours. Si on prône le relativisme esthétique du goût accorder un quelquoncque crédit à la notion "d'expert" ou de "maître de thé" est une absurdité complète. Si on fait confiance à un marchand sur la durée, c'est bien parce qu'on estime qu'il est compétant en la matière, bref qu'il a bon goût. Aussi, bien souvent ceux qui ne donnent aucune explications ont bien souvent le culot de répondre aux clients qui se plaignent de leurs produits que ce n'est pas leur produit qui n'est pas bons mais leur technique d'infusion qui est inadéquate... alors, faudrait savoir! ? A moins que cette opacité communicationnelle ne soit qu'une manière de se décharger de sa responsabilité de vendeur sur le client... ?


Bon, bon... je m'écarte et m'echauffe un peu... Et tout cela ressemble de plus en plus à ...de l'amertume ;-) .

(au sens moral, tout un champ sémantique s'est developpé autour de cette étrange saveur... y aurait eu des développement à faire)



Mais bon, d'un côté, je ne pense pas que cela fasse du mal aux amateurs de thé qu'on les laisse un peu chercher sur les chemins de l'illumination sensuelle qui peut se trouver cachée dans des feuilles de thé. Il ne faut pas trop leur mâcher la besogne. C'est certain. Ce travail de recherche sur l'art d'infuser leur permet de développer leurs perception et la compréhension du produit à travers un savoir issu de leur propre expérience personnelle plutôt qu'à travers un parasitage sur le savoir élaboré par autrui... Car rien ne vaut la valeur d'une connaissance acquise par l'expérience, elle est toujours bien supérieure à tout autre.

Peut-être, y a-t-il ici une espèce de leçon à apprendre, à la manière d'une "sagesse orientale" (oui, je mets des guillemets à ce terme...) Quelque chose qui laisserait à penser que "les bonnes choses" doivent se gagner par une ascèse personnelle, qu'il faut le "mériter" vraiment pour y arriver... Il faudrait donc distinguer ici ceux qui refusent de communiquer l'information pour des raisons "spirituelles" d'accomplissement de ceux qui le font par opportunisme... mais je préfère vous laisser découvrir par vous-même comment faire cette distinction...



mardi 13 janvier 2009

Rochers




Je possède un "cahier de dégustation". C'est à la fois une sorte de "journal de bord" de ma vie de dégustateur (amateur) de thé. J'y consigne mes paramètres d'infusion et mes impressions, ce qu'un thé peut m'évoquer sur le plan arômatique ainsi que le caractère judicieux des choix de paramètres, j'y ajoute des suggestions hypothétiques de paramètres à tester pour explorer les variations de rendu... Chaque thé a droit à une page ou plus si je l'explore beaucoup.


Je viens d'arriver au bout du cahier qui me paraissait pourtant bien épais quand j'ai commencé à y incrire mes expériences avec le thé chinois. Et cela tombe bien car ces derniers temps ma pratique d'infusion a beaucoup changé. De plus en plus, je pousse de plus en plus les thés sur des infusions de plus en plus longues... Entendez, 1 minute 30 à 3 minutes sur des dosages "classiques", cad. 3,5 à 5 gr pour 10 cl. Cela dépend des thés... cela m'arrive de faire 5 gr 3 min en zhong sur certains thés bien souples.

Découvrir que la plus grande majorité des Wulongs pouvaient très bien supporter de très longues infusions, et qu'en plus ils en sortaient véritablement magnifiés faits devcette manière, cela a été une véritable "révolution copernicienne" (comme Flo l'avait fait remarquer au sujet des Dan Cong).

Après cette petite révolution, cela tombait donc bien de prendre un nouveau cahier plein de pages blanches. Une manière symbolique de faire une "tabula rasa" des vieilles pratiques inadéquates (ou du moins que je juges comme telles aujourd'hui). Une manière de repartir dans l'aventure avec de nouvelles bases...







Une occasion aussi de relire mes anciennes notes de dégustation. En particulier, celle concernant les thés de Rochers. C'est une famille que j'apprécie beaucoup et que je commence à bien connaître pour la fréquenter depuis longtemps. Pourtant j'ai toujours été réticent à publier quoi que ce soit concernant ces thés sur ce blog.









D'un certain point de vue éloigné, tout ces thés se ressemblent fort... mais pour peu qu'on les fréquente, ils sont tous très différents et uniques. Et évoquant les ressemblances, je veux dire que si j'essaie de les décrire avec des mots deux thés, je suis capable d'inscrire les mêmes qualificatifs pour des thés qui procurent des expériences très différentes... C'est donc sans doute que le référentiel conceptuel utilisé n'est pas suffisament précis pour rendre compte de l'expérience. Ou bien qu'il faut l'agencer d'une manière plus subtile et complexe.


Ainsi en relisant mon vieux cahier ce matin, il m'est arrivé de retrouver des qualificatifs identiques pour des thés que je sais être très différents. Par exemple, il me semble que des qualificatifs comme "patissier"ou "minéral" ne signifient pas grand chose en tant que tel car on pourrait les appliquer à la quasi totalité des thés de cette famille... Je préciserai encore que mes notes ne sont pas toujours très rigoureuses et encore moins exhaustives. D'ailleurs certains thés ont pour seul et unique qualificatif un "mmmhh" ou bien autre chose dans le même genre...




Voici un petit inventaire en vrac des qualificatif les plus souvent utilisés dans mes notes, regroupés (subjectivement) par pôles :
  • Chocolat, cacao doux , cacao amer, grain de café, caramel...
  • sucres, patisseries, gateaux, biscuits, miel...
  • Vanille, épices, canelle, tabac frais...
  • Végétal, végétal frais, amertume végétale, écorce verte, herbes aromatiques, plantes médicinales séchées, fleurs séchés, fleurs fraiches, fleurs exotiques, narcisses...
  • Minéral, pierres humides, pierres après une averse, sources dans les rochers, eau fraiche sortie de la pierre, torrent de montagne...
  • Bois, bois ciré, bois blond, bois brun, bois précieux, bois odorant, santal, réglisse; vieux tonneaux, osier, bois sec, racines...
  • fruits secs, pâte d'amande, noix, amandes...
  • des fruits, en particulier, pruneaux et dattes, mais aussi, très rarement des fruits exotiques (mangue)
  • De vieux alcools bruns (surtout pour les très vieux thés)

  • Les saveurs: sucrées, amertume (différents type), acidité... l'équilibre de saveurs est une chose à laquelle j'accorde de plus en plus d'importance dans l'appréciation de la qualité d'un thé. Cet équilibre est souvent très complexe dans les thés de qualité. Selon moi, c'est ce qui va faire la différence... un bon thé a ses différentes saveurs bien balancées, harmonieuses et équilibrées. L'amertume souvent centrale dans beaucoup de thé doit pour cela être bien contre-balancée par le moelleux du "sucre", l'acidité vient donner un peu de vigeur à l'ensemble....
  • des caractéristiques de structure en bouche ou de texture. Les thés de Rochers ont presque toujours une présence en bouche très forte, très complexe et bien structurée. Un beau profil avec beaucoup de relief (normal pour un Rochers!). La dessus, je rattache aussi la longueur en bouche, l'évolution du thé après qu'on l'ai avalé, sa persistence dans la gorge et son évolution. Elle est bien souvent très complexe et fort plaisante sur les Rochers. Je trouve que pour en profiter c'est bien de ne pas enchainer les différentes infusiosn au pas de course, mais laisser un peu detemps au thé de faire son effet... Sur ces points, les thés de Rocher se distinguent vraiment fort les uns des autres. Ici aussi, un vocabulaire est nécessaire, souvent allsusif ou métaphorique. On peut parler d'onctueux, de gras, de huileux, de velouté, de grain, de patine, de velours, de bien polis (au sens d'une boiserie bien polie), de farineux... Mais tout ces mots me semblent bien souvent trop imprecis. C'est une manière bien à lui qu'à un thé de prendre possesion de la bouche, de l'occuper... (voilà des termes bien guerrier pour parler de tant de plaisirs procurés...). Ici aussi, selon moi, la structure d'un thé en bouche, c'est ce qui va faire la différnce entre les "bons" et des "ersatz" tentant d'imiter les Rochers...





Ce petit "brainstorming" sur le Rochers n'est qu'une base élémentaires, des "briques" avec lesquelles un édifice plus complexe est architecturé. C'est surtout dans la manière dont ces composants sont mis en place au sein d'un thé en particulier que l'on peut le reconnaître comme une entité unique. Certes on peut retrouver les mêmes composantes arômatiques dans deux thés différents, mais elle auront des poids différents (un peu comme les différentes valences dans une équation chimique va donner des composés complètements différents), une manière de s'agencer et d'interagir avec d'autres composantes qui va leur donner des caractères propres. Pour bien percevoir cela faire des dégustion comparative en zhong est bien instructif pour percevoir les micro-différences.
Les listes possibles de ce qu'on peut trouver dans une famille de thés sont nécéssairement non-exhaustives. Et heureusement, sinon je crois qu'on pourrait vite se lasser du produit...
Il y a toujours de nouvelles choses ou évoquations qui me viennent si je bois un nouveau thé... puis il y a le point de vue qui peut être changeant selon le moment, les perceptions varient (un peu), les modes de préparations mettent les différentes composantes différement en valeur (il faut en tenir compte)...
Et puis, aussi, il n'est pas certains que la corresponddance entre les mots et les choses soit rigoureusement identique pour chacun (elle l'est bien évidemment dans une certaine mesure mais varie dans ces nuances), ni qu'elle soit vraiment "exacte" (au sens d'une identité logique)

Je pense que ces descriptions relèvent plus de l'analogie, de la ressemblance, de l'évocation, que d'une réelle identité... Par exemple parler, de cacao ne veut pas dire qu'un thé va goûter exactement comme du cacao mais qu'il y a dans son complexe d'arômes perçus une perception qui fait penser à celle du cacao mais sans s'y résumer... J'en avais déjà parlé sur la Grande Toge Rouge (article sur le Wu Yi Rou Gui) ... De plus il n'est pas nécessaire de mettre de mots sur tout ce qu'on perçoit, de définir nos sensations... Bien souvent c'est réducteur. Vivre ses sensations suffit amplement... pas besoin d'en rajouter un ecouche de réfléxivité. Si je note, bien souvent, c'est plus pour essayer de bien identifier les thés les uns par rapport aux autres ou caractériser un peu les différents paramétrages possibles expérimentés avec un thé.
Même ici il y a des choses à ajouter dans la liste... truffes au chocolat (pour le mariage entre l'onctueux, l'amer de l'enveloppe, le coeur sucré...), crème de marron, les fleurs au parfum épicé-poivré... ou encore la branche de Cassis.
Puis je crois qu'on peut s'inventer son référentiel personnel à la manière d'une convention. Si par exemple, il y a une sensation gustative que l'on retrouve dans plusieurs thés, on peut lui donner un nom en référence à quelque chose qui y ressemble même si cette chose est différente. Par exemple, je retrouve dans plusieurs thés un certain type de notes fleuries un peu épicées d'une certaine manière... je l'ai nommée "chrysantème" parce que c'est tout ce que j'ai trouvé qui s'en rapprochait le mieux. Pourtant en comparant les deux références cote à cote, c'est évident que ces deux parfums sont très différents...
***

Encore un mot à propos du Zhong pour finir, je lis souvent que l'utiliser pour des Rochers (ou des Puer), c'est se condamner à les rater... j'ai un peu réutilisé cet outil d'infusion ces derniers jours pour des Rochers, je l'ai trouvé trés efficace et intéressant. J'ai même pu percevoir grâce à lui certaines petites subtilités ignorées par les théières... Il ne faut pas se priver d'utiliser le zhong car il a toutes les qualités, chic et pas cher, efficace, facile d'usage, facile d'entretien...

La Galette de Thé

Apparemement tout le monde n'est pas encore au courant de la bonne nouvelle de ce début d'année... je veux bien sûr parler de la résurection de la Galette de Thé... Tel un phénix, ce blog mythique est revenu à la vie sous une nouvelle adresse ( URL)





Alors, courez-y voir!


Vous pourrez y admirer la "nouvelle collection de l'hiver 2008-2009"... qui vaux le détour, croyez-moi!


Vous pourrez y découvrir les nouvelles aventures de cette jolie théière poire en "terre épuisée" qui a séjourné longtemps chez moi (pour mon plus grand plaisir), avant de repartir vers de nouvelles aventures...









Je peux aussi déjà vous annoncer (en exclusivité!) que la nouvelle tendance de l'hiver, c'est le retour des grands classiques du pret-à-porter de la théière de qualité, auquel j'ai moi-même succombé...
L'indémodable SHUI PIN !
A la voir, elle n' a l'air de rien, ce n'est qu'une apparence...
L'essentiel est à l'intérieur... un sacré caractère sous sa sage apparence!





Une nouvelle théière pour les Rochers.

jeudi 8 janvier 2009

Le 31 décembre 2008...














Dernières lueurs du jour le dernier jour de l'année...



lundi 29 décembre 2008

Hiver






Avec ce froid polaire, rien de tel qu'un "petit" wulong bien torréfié pour se réchauffer un peu...
Ici un Wu Yi Yan Cha, Lao Jun Mei pour être précis...



MEILLEURS VOEUX !

mercredi 3 décembre 2008

jeudi 27 novembre 2008

Théière Zhuni "huanglong"









Quelques images d'une théière que je vous ai laissé apercevoir il y a quelques temps... C'est ma favorite. Surtout pour l'efficacité sans pareille de sa terre. Elle est certainement la meilleure théière que j'ai eu l'occasion d'utiliser. Je l'ai toujours utilisée avec des Wu yi Yan Cha. On me l'avait conseillée précisément pour cette famille, et elle fait des merveilles avec ces thés. Il y a quelques semaines, j'ai eu la curiosité de l'utiliser avec d'autres sortes de Wulong (dan cong, taiwanais...), et j'ai eu le plaisir de constater qu'elle savait tout faire avec beaucoup de Brio... Mais je ne veux pas la détourner de son destin...
Cette théière est très très lourde, la terre est très dense et les parois sont très épaisses ( ce qui est un avantage pour maintenir longtemps la chaleur, mais un désavantage car il faut beaucoup de temps pour la faire remonter). Elle donne un sentiments de robustesse et de qualité, elle me fait penser aux voitures américaines des années 50 (genre Cadillac).

Some pictures of my favorite Teapot. I use it with Wu yi Yan Cha. This is a very heavy teapot, giving a feeling of solidness. It make me thinks of an american car of the Fifties. It's like a Cadillac...



mardi 25 novembre 2008

Yixing: Sceau - Seal

J'ai une théière qui présente ces inscriptions sur sa base: un sceau, plusieurs caractères, des signatures manuscrites. j'ai rarement vu une théière avec autant d'inscriptions... On dirait presqu'un diplôme!
Je suis assez curieux de savoir ce que tout cela peut bien vouloir dire... Alors, si il y a de sinophiles parmi mes lecteurs, je vous serai bien reconnaissant si vous pouviez un peu m'éclairer la dessus... Merci!
Cette théière est de loin ma préférée au niveau rendu. La terre est magnifique.
Je l'utilise avec des Wu Yi Yan Cha.

I have an old teapot (circa 1950) wich shows a lot of insrcriptions on its base: seals and signatures. It looks like a diploma!
I've never saw a teapot with so much things written on it!
So, I am very curious to kwow what all these things mean ...
If someone amongs you can read chinese, it would be great if you can give me some idea of the translation...
Thank you!







mardi 11 novembre 2008

Kung Fu Cha # 2: une expérience avec des Dan Cong



Il y déjà quelques temps, je vous avais fait part de mes recherches sur la technique d'infusion et les paramètres. Je vous avais promis d'autres articles plus fouillés sur le sujet. Patience... ce n'est pas encore pour tout de suite mais ça va venir.

Je voudrais juste vous faire part, pour susciter un peu de débat sur le sujet, d'une petite expérience que j'ai réalisée il y quelques semaines.

Dernièrement, comme je l'évoquais dans Kung Fu cha #1, j'étais plutôt parti dans la logique des très gros dosages avec des infusions assez courtes. Et, finalement, je suis reparti dans une direction diamétralement opposée...
Fini les dosages de brutes et les infusions à la Lucky Luke (Vous savez l'homme qui vide un zhong plus vite que son ombre...). Je démarre tout au-delà de la minute, et même une minute trente, deux minutes parfois...
Coool, Man !!! Y 'a bien le temps !!!!

En fait, j'ai fait une déroutante expérience dernièrement avec les dan cong: on infuse 15 sec, c'est "bon", disons parfumé. On infuse 25 sec, c'est amer. On infuse 40 sec, c'est limite buvable tellement l'amertume ressort et gâche tout. On infuse 1 minute 30 sec ou 2 minutes, ou plus encore, le thé ne parait plus aussi amer, il est comme sucré-miellé, plein de rondeur et de gras, reste bien en bouche, le fruité a un "vrai" goût de fruit...
Etonnant, non?

C'est mon expérience avec la grande théière qui m'a poussé à faire cette expérience. Ainsi qu'une petite discussion avec Emmanuel du blog Cha U Thé qui m'avait suggéré de faire de longues infusons sur les Dan cong, juste pour voir...

Avec la grande théière, j'étais persuadé qu'en infusant un Dan Cong de cette manière, j'allais obtenir quelque chose d'atrocement amer, et d'imbuvable, il n'en a rien été. Au contraire, j'ai eu quelque chose de presque pas amer, miéllé, fruité... je me suis donc dis que l'amer ne devais pas être central, qu'il y avait "autre chose" dans ce thé que je n'arrivais pas à extraire en GFC... Je me suis alors rappelé que Gilles (l'excellent vendeur de mon magasin préféré) m'avait dit, il y 2 ans, quand j'avais acheté du Mi lan xiang 5: "n'hésitez pas à l'infuser longtemps". En rentrant chez moi, après un premier test de 30 secondes, j'avais trouvé ça tellement amer que je n'ai que rarement oser m'aventurer au-delà avec ce thé... je me suis alors dit: "il est fou ce Gaulois!" sans chercher à réellemnt comprendre son conseil... Erreur!!! J'aurais au moins du essayer ses conseils même si ils me semblaient "étranges".

De prime abord cela parait contre intuitif d'infuser beaucoup plus longtemps un thé qui parait "amer" afin d'atténuer l'amertume... et pourtant, maintenant, il me semble bien que c'est ce qu'il faut faire... En réalité, ce qui se passe, c'est que toutes les composantes du thé ne sortent pas à la même vitesse au cours de l'infusion, le sucré et le gras, mettent plus de temps à venir... si on leur laisse le temps de venir, ces multiples composantes vont permettre au thé de véritablement s'équilibrer, et de se manifester dans toute sa grandeur et sa richesse...

J'ai réessayé mes classiques de Rochers et Wulongs taiwanais avec cette optique en tête, d'aller "au-delà de l'amertume", et cela m' a semblé une assez bonne idée... On sous-estime beaucoup trop ce que les grands thés on réellement dans le ventre, on peut les pousser beaucoup plus loin qu'on ne le pense...

Voilà pour aujourd'hui... après, je concède qu'infuser de la sorte ne soit pas nécessairement du goût de tout le monde. Mais, me concernant, ça me plait bien... J'ai plus l'impression d'entrer en contact avec ce que le thé à réellement à offrir en le "poussant".

***
Petite annonce:
je souhaite me séparer d'une partie de mon matériel à thé que j'utilise trop peu. Il y a de nombreuses théières de bonne qualité et pas chères (essentiellement en provennance de chez Teamasters), d'autres théières un peu plus spéciales, des Zhong, un Cha Bu, des théières à thé vert japonais, des set de compétition, peut-être d'autres choses... vous pouvez me contacter si vous êtes à la recherche d'objets à thé.

mardi 28 octobre 2008

Grande théière

La pièce dans laquelle j'ai l'habitude de préparer du thé est orientée Nord-Ouest. La lumière du soleil n'y pénétre donc pour ainsi dire jamais. Sauf... quand mes voisins d'en face entre-ouvrent leurs fenêtres: par un effet mirroir, cela me renvoie le soleil juste dans ma tasse de thé! Plaisant...
Cela m'a permis de prendre quelques belles photos. Je les ai prises il y déjà plusieurs semaines, mais je trouve qu'elles font un bel écho à celles postées par Lionel. Le soleil bas de l'automne le rend plus apte à pénétrer nos habitations...
Récemment, je me suis remis à utiliser une grande théière de porcelaine pour préparer du thé. Depuis quelques années, je me la jouais "fondamentaliste" du gong fu cha : micro-théières fabriquées avec des terres super techniques, zhong, balance , chrono, bloc-notes... Je voulais me la faire "puriste". Matin, midi et soir, et même la nuit, parfois. La grande théière s'est donc vue reléguée, mise au ban, considérée comme une abération, un produit de l'incompréhension du colonisateur, une hérésie... bref, totalement infréquentable.
Et puis, là, j'ai eu envie d'y revenir pour plusieurs raisons... Envie de retrouver un rapport au thé plus simple et premier, de le reconsidérer comme une boisson ordinaire, plaisante, bienfaisante tant sur le corps que l'esprit.
Une simple boisson. Et plus essentiellement un incroyable objet de contemplation esthétique et sensuelle tel qu'il l'est devenu pour moi... Envie aussi de retourner aux sources de mon amour pour cette boisson, qui est bien antérieur à ma pratique du gong fu cha...
Y revenir encore pour des raisons plus pratiques. Ne plus passer un temps dingue chaque jour à infuser dix fois les mêmes feuilles, à refaire dix fos les même gestes pour boire quelques centilitres de thé... (avez-vous déjà osé comptabiliser le temps passé sur une session sérieuse de gong fu cha? Cela fait une bonne partie de la journée). Une autre raison pratique, et plus terre-à-terre, est de consacrer un peu moins d'argent au thé en buvant (un peu) plus souvent des thés bons marchés qui passent quand même mieux en grande théière qu'en gong fu cha...
J'ai donc demandé à mon revendeur favori de me conseiller quelques thés bien adaptés à ce mode de préparation... Mais en fait, je n'ai même pas trop regardé, j'ai choisi tout ce qu'il y avait de moins cher sur la carte. J'étais très curieux de voir comment seraient leurs thés les moins chers... Quelques rouges (chinois, bien évidemment) et un vert.
Et franchement, je suis agréablement surpris par ces thés pour grande théière: assez complexes et délicats sur les parfums, très équilibrés en bouche, tant au niveau des sensations que des saveurs, de la plénitude, de la rondeur... Bref, comme boisson courante, cela me satisfait plutôt. Mais, c'est évident qu'on est très loin de l'expérience donnée par certains Wulongs préparés en gong fu cha... Cependant, c'est rapide et facile à préparer (même si je dois un peu réapprendre à faire le thé avec une grande théière - je n'ai plus aucun repères concernant les paramètres! je dois tout redécouvrir...).
J'ai également fait quelques Wulongs (entrée de gamme de Dan Cong, rochers, tie guan yin...) en grande théière. Le résultat est aussi très intéressant. C'est très complet et "plein" au niveau de la liqueur, il y a beaucoup de "gras". La présence des notes de fonds "lourdes" est accentuée, le coté "saveurs" prend un peu le dessus sur les parfums les plus délicats, mais l'expérience est intéressante. On a toutes les données du thé en même temps. J'ai aussi remarqué qu'avec ce genre d'infusion on avait aussi une très belle persistance en bouche de la liqueur...
Pendant longtemps, j'ai eu tendance à penser que le gong fu cha avait un meilleur rendement, qu'il permettait d'infuser plus de thé avec une certaine quantité de feuille. Après expériences, il me semble que ce ne soit pas aussi évident que ça de donner la priorité au gong fu cha sur ce point... je dirais que pour les thés peu complexes et/ou qui s'épuisent très vite après quelques passages, ce n'est pas la peine de s'emmerder à les faire en gong fu cha.
Concernant les thés verts, revenir vers des thés plus simples m' a fait prendre conscience que je les appréciais "plus" que les thés verts "haut de gamme"... Avant de plonger dans le monde fascinant et complexe des Wulongs de qualité, je buvais surtout des thés verts, c'est donc une famille que je connaîs bien et que j'ai beaucoup fréquenté... Quand j'ai commencé à m'intéresser de manière sérieuse au Wulongs, je me suis de plus en plus désinteréssé des thés verts. Je préfère très clairement la caractère plus intense et franc des wulongs, leur incomparable mâche. Le côté raffiné, subtil, léger, délicat des thés verts de haute qualité fait que très rapidement ce genre de thé m'ennnuie. je n'arrive plus jamais à finir un paquet de thé vert avant l'arrivée des nouvelles récoltes... En fait, je les trouve trop insipides, pas assez présents, pas asssez francs. Oui, c'est fin, complexe, subtil et délicat... mais je n'acroche plus à ce genre d'expérience. Ca me plait pour 3 ou 4 dégustation, puis: Bof!... Pourtant, les thés vert ont un côté frais et désaltérant que j'apprécie beaucoup. L'achat d'un thé vert très bon marché (un Bi Yun Tian) m'a un peu reconcilié avec cette famille de thé. Curieusement, je trouve ce thé vert à une dizaine d'euros bien plus plaisant à boire que certains bien plus couteux que j'ai dégusté dernièrement: ce n'est pas réellement complexe ou très subtil, mais c'est frais, c'est rafraichissant, c'est franc avec une présence en bouche assez marquée, c'est bien fait, équilibré... Comme boisson courante, ça me plait.
Voilà mes impressions concernant les grandes théières... Un peu de bla-bla sur ce blog après tout ces posts (paresseux) de photos!
Je vous rassure, si besoin, que je ne suis pas prêt à arrêter les gong fu cha pour autant (je continue à en faire au moins un par jours). J'essaie simplement de ré-aménager dans ma vie une place pour une "autre" pratique du thé. Plus simple, plus fonctionnelle, plus pragmatique, tout en étant agréable quant aux résultats.
*

Brumes matinales dans les vallées du Yunnan

Parmis les nombreuses choses qui me fascinent dans la nature, je mettrais en bonne position l'univers minéral. Rochers, cailloux, gallets, minéraux, fossilles... tout cet univers, fruit de la spontanéité créatrice de la nature, m'a toujours interpellé, par sa beauté et sa dimesnion artistique...
Un bel exemple de ce caractère artistique sont les "pierres de rêves", des marbres dans lesquels la main de l'Homme a mis en évidence des représentations de nature. Vous pourrez trouver plus de renseignements à ce sujet en consultant ce site, où il y a aussi quelques exemples assez beau de "pierres de rêves".

Théière: le souci du détail (2)





Quelques vues détaillées de la théière que j'ai déjà présentée précédement. Je ne me lasse pas de ses belles courbes...
Dans le flou de l'arrière fond, des photos de rochers prises sur les rives du Saint Laurent.

lundi 27 octobre 2008

mardi 14 octobre 2008

Amateurs de thé chinois: le blog

Juste un petit mot pour vous inviter à jeter un coup d'oeil sur ce blog en anglais que je viens de découvrir. Je n'ai pas encore pris le temps de le lire mais il à l'air très intéressant, surtout qu'il semble utiliser des informations de première main vu que son auteur, WILL SLACK, se trouve en Chine...

http://amateursdethechinois.blogspot.com/


Voilà... et tant que j'y suis à donner des liens, n'hésitez pas à consulter les articles du magazine en ligne (gratuit): THE LEAF

http://www.the-leaf.org/

Deux Dan Cong

Ba Ye Dan Cong 3


Yu Lan Xiang
***
Je trouve que les feuilles de dan Cong sèches sont bien souvent très jolies à regarder... longues et torsadées... j'aime beaucoup leurs reflets mauves, bleutés, bruns...
Le premier et plutôt fruité (exotique) et frais, mais avec tout de même quelques notes très subtiles de fleurs (quelques effluves de chevrefeuilles m'ont quelquefois chatouillé les narines, mais quelquefois seulement...) , le second plutôt fleuri et moelleux, un rien sucré, très doux, onctueux, avec une amertume très peu marquée, très en finesse, beaucoup de subtilités, presque inépuisable...
Voilà, je n'en dis pas plus...
Il y des choses à vivre plutôt qu'à dire...
Aujourd'hui, je ressors quelques photos de mes archives de dégustation... Petit moment de paresse, pas de commentaires trés recherchés ou élaborés... D'autant plus que j'ai fait ces dégustations il y a plus de 6 mois et mes souvenirs ne sont plus très précis.

Galette Meng Ku Xue 2007





Une des galettes Maison des Trois Thés de 2007, dont je n'arrive jamais à me souvenir du numéro... un travail de ceuillette très fin et étonnement soigné, très séléctif sur la beauté et la qualité des feuilles... cela se voit sur les photos... Mais cela se ressent surtout à l'infusion. Une de mes galettes préférées dans la catégorie des jeunes Puer (que j'apprécie de moins en moins...)