mardi 28 octobre 2008
Grande théière
Brumes matinales dans les vallées du Yunnan
Théière: le souci du détail (2)
Quelques vues détaillées de la théière que j'ai déjà présentée précédement. Je ne me lasse pas de ses belles courbes...
Dans le flou de l'arrière fond, des photos de rochers prises sur les rives du Saint Laurent.
lundi 27 octobre 2008
mardi 14 octobre 2008
Amateurs de thé chinois: le blog
http://amateursdethechinois.blogspot.com/
Voilà... et tant que j'y suis à donner des liens, n'hésitez pas à consulter les articles du magazine en ligne (gratuit): THE LEAF
http://www.the-leaf.org/
Deux Dan Cong
Ba Ye Dan Cong 3
Yu Lan Xiang
Galette Meng Ku Xue 2007
Une des galettes Maison des Trois Thés de 2007, dont je n'arrive jamais à me souvenir du numéro... un travail de ceuillette très fin et étonnement soigné, très séléctif sur la beauté et la qualité des feuilles... cela se voit sur les photos... Mais cela se ressent surtout à l'infusion. Une de mes galettes préférées dans la catégorie des jeunes Puer (que j'apprécie de moins en moins...)
vendredi 26 septembre 2008
Flânerie pré-automnale
mercredi 10 septembre 2008
Kung Fu Cha # 1

Alors plutôt que de passer ma soirée à faire du Qi-gong dans mon école de Kung-Fu du Dragon d’Or, j’ai préféré rentrer chez moi pour m’adonner à un tout autre genre de Kung-Fu…
Aussi, il faut que je vous dise que, pour l’instant, je suis en pleine recherche technique concernant ma pratique du Kung-Fu Cha : quels sont les meilleurs paramètres pour réussir un thé en Kung Fu cha ? Quelle quantité mettre et la laisser infuser combien de temps ?Quel est le bon équilibre entre la quantité et les temps ?
J’ai décidé de m’attaquer méthodiquement à cette question pour trouver les paramètres qui me satisfont le plus, ou du moins observer comment un thé se comporte sous une certaine configuration de paramètres… Ces derniers temps, je ne fais plus de compte-rendus analytiques mais je « travaille » sur le thé un peu comme un scientifique dans un laboratoire : j’essaie 4, 5, 6, 7, 8 grammes d’un thé avec certaines durée, ensuite, je réessaie les mêmes quantité avec des temps sensiblement différents, plus long ou plus court.
Finalement, cela est assez amusant à faire. Et cela suscite plein de questions : est- ce que deux liqueurs de concentration identique obtenues avec des paramètres différents auront-elles des caractères identiques, et en quoi vont-elle différer ? Je tenterais de vous présenter mes résultats dans quelques temps…
Par ailleurs, j’ai souvent entendu dire que la « véritable méthode authentique » du Kung Fu Cha, telle qu’elle se pratique dans le Fujian et le Guangdong, utilise une très grande quantité de thé - en gros, pour des feuilles torsadées on remplit au minimum les deux tiers du récipient d’infusion. D’autres part, je constate aussi que certains amateurs de thé qui tiennent des blogs, comme MarshallN, Cloud, ou encore Toki, utilisent tous des dosages assez importants… Je vous conseille d’ailleurs de jeter un oeil sur les récents articles de Toki ( My favorite teablog in english) et sa méthode de dégustation détaillée par le Kung Fu Cha ("what is detail tasting?", il vous faudra lire d'autres articles plus anciens pour réellement comprendre…). Voir aussi le très intéressant blog de Phyll qui a aussi essayé l'expérience de Toki

Bref, en rentrant chez moi, j’étais très partant pour tenter une « expérience de l’extrême » en utilisant un très gros dosage… Juste pour voir… Mais franchement, je n’avais pas trop d’idée précise sur la dose à mettre pour avoir un « gros dosage »…
Mouais, comment diviser cela en deux parties? J’ai l’habitude de doser entre 6 et 7 grammes pour ma théière de 12 Cl, mettre 8 ou 9 grammes me laisse une dose bien trop petite pour faire quelques chose de sympa la prochaine fois, et c’est se condamner à finir cette boite de thé d’une manière qui ne me laissera sans doute pas un très bon souvenir (en plus, que ce thé ne m’avait pas trop emballé, du moins si je le compare aux autres DHP de cette Maison…)
Face à cette équation peu soluble, je me suis finalement décidé à mettre ces 13 grammes de thé dans ma petite Yixing de 12 cl….
Quatre années que je tente de pratiquer le Kung Fu Cha avec une certaine satisfaction, mais je crois qu’aujourd’hui je viens de comprendre un truc…
Avec un tel dosage (et une telle qualité de thé) les infusions sont inépuisables en nombres… A l’heure où j’écris ces ligne, je suis bien loin d’en avoir fini…
Aussi, il est nécessaire d'utiliser un thé de très haute qualité pour que la méthode donne tout son bénéfice. J'avais fait un essai précedement avec un Shui Xian 1 et le résultat ne m'avait pas emballé... Comme cette technique met en évidence la complexité et les subtilités, il faut un thé qui ait une certaine complexité à offrir...
Cette expérience m'a aussi rappelé un billet de Christophe-Jeancarmet dans lequel il nous expliquait que le Kung Fu Cha c'est très simple: " c'est à fond et à fond! Point" !!!
lundi 1 septembre 2008
Xishi
vendredi 29 août 2008
Théières: le souci du détail...
Les théières de potier ont toutes un petit je-ne-sais-quoi qui les rendent uniques et tellement attachantes, fascinantes, séduisantes...
Celles qui sont abordables sont pourtant loin d'être parfaites dans leur éxecution, mais il y a dans ces théières un souci pour le détail qui témoigne d'un travail artisanal fait avec amour...
P.S.
Le dragon de l'avant dernière photo se trouve dans le fond intérieur de la dernière théière. C'est le genre de détails, un peu secret, qui me plait bien... Pourquoi mettre un dragon à l'intérieur d'une théière ??? Faut-il y voir une quelquoncque symbolique liée au Dragon et/ou des raisons performatives à caractère magique...
mardi 12 août 2008
Carré de Pu Er n° 4 de 1985
C'est très beau, je trouve, de voir ces feuilles dans cette assiette bleue aux bords couleur de vieux Pu Er...
Et même après une dizaine de passages cela sent toujours la forêt après l'averse, les pierres mouillées et la mousse humide...
Dommage, qu'aujourd'hui que de tels produits soient devenus introuvables...
J'ai fait cette dégustation (et pris ces photos) il y quelques mois.
Je n'avais pas pris de notes, donc pas d'autres commentaires mais j'y regouterai sans doute prochainement, alors peut-être...
"Pas encore de commentaires! comment ça! Quel feignasse..."
Ben oui, de moins en moins, je ressens le besoin de prendre des notes en dégustant... juste simplement profiter du beau moment que m'offrent quelques feuilles de thé, le vivre tout simplement, puis en garder un beau souvenir de ces senations quelque part dans ma mémoire... puis, pouvoir renouveller l'expérience dans le futur (jusqu'à épuisement du stock) et y découvrir de nouvelles choses... Que demander d'autres, après tout?
Prendre quelques photos pour garder une trace visuelle de l'expérience, la faire partager à ceux et celles qui aiment se rincer l'oeuil en parcourant les blogs de thé...
Voilà... tout simplment!
UPDATE
Suite à la description de ce thé postée par Flo, j'ai eu envie de le regoûter ce matin... Merci Flo!
Paramètres: 3,5 gr dans cette théière d'environ 7 cl.
Temps: rinçage 30", 20", 15", 13", 15", 20", 50" (distraction, sans conséquences), 1', 1' 30", 2'30", 4', 6', etc.
Les feuilles sèches dans la théière: effectivement, des notes qui rapellent les bois odorants (santal, cade, vieux meubles en bois précieux...). Odeurs riches et complexes. Faire référence à un bois précieux, c'est déjà évoquer tout un univers lui-même très complexe: c'est à la fois épicé, sucré, terreux-minéral, fruité...
A l'infusion, on a, au départ, quelque chose de très "vif " et d' "épicé" qui fait, effectivement un peu penser à du gingenbre. C'est aussi un rien "poivré", ou une sensation de ce genre (sans la "piquant" évidement). On retrouve aussi, bien entendu, les notes des feuilles sèches: le complexe "bois odorants", les vieux meubles en bois précieux... On a aussi une saveur amère qui me fait penser à celle de l'écorce verte fraichement retirée d'une branche d'arbre. Mais c'est une amertume que je trouve plaisante, au sens où elle est très délicate et enveloppée de rondeur, d'une espèce de moelleux de fruit mur. De manière générale, il y beaucoup d'équilibre dans ce thé. J'y perçois aussi une dimension "brute" et "sauvage" liée à cette légère amertume, je la qualifierai de "minérale" ou "rocailleuse" ( on retrouve d'ailleurs souvent de petits cailloux égarés dans ce carré, des graines aussi...). Une odeur de nature... Je pense à la fois à la pierre sèche chauffée par le soleil et à la pierre mouillée par l'averse. Ce coté frais (averse, pierre mouillée...) se rattache à la dimension camphrée, qui est le fond aromatique typique des bons Pu Er. En évoluant, le parfum épicé-poivré me fait penser à certaines mousses sèches de sous-bois ou des troncs d'arbre. En arrière-fond et sur l'évolution, il y a aussi une odeur un peu vanillée que l'on perçoit surtout dans le pot de reserve vide.
Ce thé a une belle évolution en bouche. Il reste longtemps présent, évolue, se transforme. Certaines notes reviennent après quelques minutes, tournent en bouche. C'est très agréable. Faut prendre son temps. Laisser le thé prendre possesion...
Le thé évolue aussi très bien au cours des multiples infusions. Il gagne en amplitude et en complexité sur les infusions 3,4, 5, 6, 7. Il devient surtout plus "fruité" et moins "raide" qu'au départ. Ce qui laisse plus de lattitude aux notes subtiles pour s'exprimer: le fruité mûr, la vanille, la mousse d'arbre, le sucré... Les notes épicées et de bois odorants restent présentes tout au long des infusions mais deviennent de plus en plus douces et sucrées. De manière générale, le thé devient de plus en plus doux et fin au cours des infusions, jusqu'à s'épuiser et devenir une eau fraiche légèrement sucrée...
mardi 5 août 2008
Dong Ding n°2 de Taiwan
Je souhaiterai insiter un peu sur le caractère "traditionnel" de ces thés. ils sont, en effet, nettement plus oxydés et torréfiés que ce qu'on trouve couramment en provennance de Taiwan. Les photos le montrent bien. Cela s'en ressent au niveau du brevage.
Concernant cette version de Dong Ding , c'est plein et miéllé, fruité et frais. Très présent et complexe. C'est, de mon point de vue, assez "sauvage", au sens où ce thé me fait principalement penser aux baies sauvages des lattitudes nord ou de la haute montagne... Cela avec un caractère confituré. Je perçois dans ce thé trois pôles: épicé, miéllé, fruité. Il y a aussi un rien de notes boisées très légères (osier). De la prune... d'autres choses encore, peut-être? Quelque chose de "patissier" mais j'ai un peu de mal à préciser... Mais, bon, comme vous le savez surement une description analyitique (ou plutôt une tentative) ne rend jamais vraiment justice à un thé.... Au niveau texture, c'est fin mais avec de la présence et de plénitude. Il y a des aspèrités, une source de séchersse en bouche, mais elles sont contrabalancées par un "onctueux" (c'est assez étrange, en fait...). Suivant les options choisies pour le Gong fu cha (temps/dosage), il est possible que les aspérités se manifestent de façon plus marquées (et donc aussi de façon plus désagréable). Ici l'usage d'une théière de qualité va aussi jouer un rôle non négligeable (c'est une évidence!). D'une manière générale, c'est très équilibré entre les arômes et les saveurs, entre le nez et la bouche. Et c'est sans aucun doute cette qualité qui me fait apprécier ce thé.
Pour moi, ce Dong Ding a le "vrai goût authentique" du Dong Ding - mais cela, ça dépend de l'imaginaire de chacun...
Il va sans dire que, comme tout les produits de ce fournisseur, la torréfaction est parfaitement maitrisée. Une référence, un étalon, en quelque sorte. Elle se fait presque ignorer tant elle se manifeste par ses bienfaits (et non par ses inconvéniants: ce n'est pas comme certains Dong Ding ou Gao Shan torréfiés de certains fournisseurs qui sentent la bouffe pour poissons d'aquarium, quand ce n'est pas le charbon ou le caramel brulé, ou parfois même les fleurs fânées...)
Mecredi 6 aout:
Je me suis refait une petite dégustation de ce thé en début de soirée... et je me disais qu'il est au-delà du descriptible à certains égards, en particulier cette manière qu'il a de prendre possession de toute la bouche... Il y aussi la manière dont sa matière est "architecturée", cette liqueur est une vraie construction en plusieurs dimensions qui occupe toute la bouche... Belle construction, équilibrée. La marque de fabrique des "grands thés". On pourrait dire la même chose du Shui Xian (surtout) et du TGY de Taiwan...
Shui Xian de Taiwan
Commentaires publiés prochainement.... Mais si vous connaissez ce thé et que vous vous sentez inspirés pour en dire un mot, n'hésitez pas à poster un commentaires...
