mardi 25 août 2009

Hojo's Tai Ping Hou Kui




Magnifique version du célèbre thé vert TAI PING HOU KUI. Les feuilles sont bien plus grandes et plus longues que tout les Tai ping hou kui que j'ai eu l'occasion d'acheter jusqu'à présent... Je dois dire qu'à coté de ce thé, la plupart des TPHK vendus ressemblent à du "déchet" de ce thé: morceaux de feuilles, feuilles entières rares, peu de bougeons, très peu de rameau complets...
A suivre pour l'infusion..

Lao Jun Mei 2




jeudi 13 août 2009

Anxi Tié Guan Yin 2




Un Anxi Tie Guan Yin un peu atypique. Il a la particularité d'avoir conservé quelques-unes de ses branches et d'avoir été un rien plus oxydé que se qui se fait couramment aujourd'hui (il me semble). Les branches restantes sont d'ailleurs un peu rouges...

jeudi 6 août 2009

jeudi 25 juin 2009

Le monde du thé en images...




Un peu par hasard, je suis tombé sur ce lien où on peut visionner une émission sur le thé que j'ai trouvée assez intéressante.
Quatre chapitres: rencontre avec Maître Tseng, la maison Mariage frères, le patron de Twinning et, une séance de dégustation avec des résultats bien curieux...



http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=311201&sid=4527556&page=1

mercredi 13 mai 2009

Evocations... nature et Pu Er anciens



Des évocations de nature... Des cours d'eau à la fraicheur transparente et pure, des pierres humides aux délicats parfums minéraux, des sous-bois où se mêlent les jeunes pousses vertes et les vielles souches, racines, troncs, mousses, écorces, feuilles mortes, champignons, la tourbe et la terre... Un composé d'éléments auxquels me renvoient les Pu Er anciens.
Bien souvent, ces thé anciens m'évoquent aussi des endroits paisibles, des endroits à l'atmosphère reposante, comme les anciennes chapelles aux boiseries cirées et entretenues avec soins, les vieux greniers et leurs leur meubles en bois précieux dormant depuis des lustres, les anciennes demeures rurales... parfois je me mets même à rêver de la Chine millénaire et de ses temples taoïstes perdus dans les forêts et les montagnes... Il y a aussi dans ces vieux thés du Yunnan une douceur sucrée qui tend vers les fruits très mûrs ce qui les rend fort plaisant à mon gôut, un petit quelque chose de "confit" que je n'arrive pas très bien à définir, un quelque chose de liqueurs longtemps gardées en cave ou de vins précieux... la trace de l'irremplacable travail du temps qui passe...
Quel plaisir que d'être convié par un thé à ce voyage immobile et imaginaire... C'est toujours une espèce de petit miracle qui ne cesse de m'émérveiller...
Le thé, fruit de la nature et du travail d'hommes et de femmes, relie à l'univers... Et en même temps offre un sentiment de plénitude et de bien-être qui nous envahit corps et âme...

Un bonheur esthétique et sensuel qui touche au spirituel par un sentiment d'heureuse gratitude envers la création, la nature et l'univers...
C'est la magie indicible de cette boisson...
***

"Brique de Pu Er sheng 1988"


*
Hier, fin de journée, je redégustais un bout de cette brique: la N° 13 1988 de la Maison des Trois Thés.
Ce qui me stupéfie toujours avec ce thé, c'est comment un pu er avec un apparence aussi moche peut être aussi bon... C'est limite compréhensible... C'est du super compressé et le fond de la brique est une véritable bouillie de feuilles. On pourrait s'attendre à un sale truc... Une vraie brique qu'il faut casser au burin! ....
Et pourtant, ce thé est d'une douceur et d'une finesse étonnante! On a une très belle maturité pour un thé de 21 ans aussi compressé, c'est bien mûr, bien rond en bouche, même sucré et fruité... De belles notes de nature sauvage, minéral, camphré, un poivré de bois précieux secs, une fraîcheur de cours d'eau et de pierres mouillées... un caractère très posé et calme, tout en douceur tout au long des infusions, même les plus longues qui restent bien goûteuses... un "vieux sage", si on peut dire! ... Avec du répondant aussi, mieux vaut avoir du temps devant soi si on veut aller jusqu'au bout de ce qu'on à dire ces quelques précieuses miettes de thé compressé... C'est incroyable comme ces feuilles sont concentrées...
A première vue, pas très exubérant comme Pu Er, mais c'est le genre de rencontre qui, après coup, laisse une empreinte durable... Et je ne parle pas seulement de la belle persistence qui suit la dégustation... Avoir approché un tel phénomème est un expérience qui marque une vie de dégustateur, crée des repères et des références... Discret et calme mais plein de subtilités et de charme... Quelque chose d'envoutant vers lequel on a envie de revenir de temps en temps. Pas trop souvent, pour garder intact le caractère unique et exceptionnel de la rencontre...Un peu comme de très vieilles bouteilles...
Pour éviter trop de désagrément dû à la petite taille des feuilles, penser à se munir d'un petit filtre. Et aussi faire un long rinçage pour que le morceau se délite bien...
Je n'ai pour l'instant attaqué que l'arrière de la brique, là où les feuilles sont les plus moches, je suis bien curieux de goûter à la face avant pour voir la différence... les feuilles sont bien plus belles...
Raphaël de Blackteapot avait fait un très beau billet sur cette brique le 27 mars 2007

jeudi 30 avril 2009

vendredi 24 avril 2009

Chuan Hong Mao Jian


Parmi tout les excellents conseils de Gilles (M3T), ce thé rouge de très belle qualité:

CHUAN HONG MAO JIAN

Rien que de humer les feuilles sèches dans le paquet, c'est un vrai délice! Des notes gourmandes de roses et de sucreries, des notes poudrées de loukoum à la rose... Une étonnante complexité pour un parfum sur les feuilles sèches. De plus, on sent tout de suite que l'infusion va être bien douce et onctueuse. Quelle délicatesse et quelle intensité!

A l'infusion, on retrouve bien les parfums présents sur les feuilles sèches. De notes fleuries sucrées qui évoquent bien l'opulence de roses, le coté sucré-fruité du fond se rapproche assez bien d'une évocation de la confiture de rose ou des loukoums orientaux, aussi un fond fruité d'abricots secs, de la canne à sucre, du miel ... c'est très complexe. Et irréductible à une decription...

Ce qui marque surtout dans ce thé, c'est sa finesse, son élégance, associée à une puissance... la présence en bouche est superbe, très doux et onctueux. Les tannins sont très arrondis mais bien présents. Très peu d'acidité pour un rouge. Ce thé conserve aussi une belle présence en bouche sur de notes de roses. Cela lui donne un coté plus "frais" que la plupart des thés rouges que je trouve trop "réchauffants" pour les boire quand il fait beau...

Ce thé constitue, pour moi, une espèce d'étalon de ce que devrait être un thé rouge de qualité: délicat et puissant, subtil et complexe, du fond et de la surface, onctueux et long en bouche...


Je prépare toujours les thés rouges chinois en grande théière de porcelaine (modèle Diapason 60 Cl - M3T). Les quelques essais que j'ai pu faire de Gong fu Cha avec ce type de thé ne m'ont pas du tout plus... mais je devrais peut-être essayer avce ce Chuan hong mao jian...
En général, je dose très léger: 3,5 à 4,5 gr. Surtout pour des thés comme ce CHMJ qui sont assez puissants. Par contre, j'infuse toujours environ 5 minutes avec de l'eau qui vient de bouillir que je laisse reposer un instant, donc un chouilla en dessous de 95 c°... Je trouve qu'une longue infusion est bien appropriée pour faire ressortir la dimension miéllée et sucrée de ce genre de thé, ainsi que leur complexité. Il me semble qu'ils sont moins bons si on ne les infuse pas assez longtemps...
Question de dosages, il semble que je sois assez en dessous de recommandations qui sont parfois faites. Ainsi, je lis dans la brochure de conseils d'infusion du Palais des Thés qu'il faut une dose de 6 gr de thé noir de Chine pour 30 Cl, 3 à 5 min. dans une eau à 80-85C°.... je devrais donc utiliser 3 x plus de thé que je n'en utilise, ce qui me parait un peu beaucoup ? Quid de la température? Je ne m'en soucie guère en général... (sauf pour des darjeelings qui sont imbuvables au-delà de 85 C°). Mais une eau à 90c° me semble bien pour les Rouges un peu sensibles au cas où on ne veut pas trop les brusquer...
Qu'en pensez-vous?

mercredi 25 mars 2009

Mouai....






On reparlais récement du fameux petit paquet jaune... Cela faisait des années que je n'avais pas retâté ce "brevage". Alors un petit sachet dans un Zhong, et hop, le tour est joué! ....Finalement, ça reste bien pratique ce système... y'a plus qu' à boire.... Mouai, alors, c'est quand même pas terrible... No comment... Faut vraiment avoir très soif pour avaler ça. Ca passe mieux avec du sucre...
Je maintiens toutefois que c'est bien plus buvable que certains wulong loupés (genre les dong ding torréfiés qui sentent sentent la mouette mazoutée échouée sur un banc d'algues...) ou les pu er "cuits" qui sentent le poisson pourri oublié au fond d'un urinoir publique (ou encore ceux qui évoquent les vieux mégots de clopes marinés dans du lait de soja.... mmmhhh!)

C'est quand même invraisemblable que de cette "chose" arrive à s'implanter en chine....

Une chose que je me demande, c'est si le goût de ces sachet a évolué au cours du temps... (Certains produits industriels que l'on croit immuable en goût au cours du temps on en fait évolué. seulement, les producteurs de ces produits modifient très progressivement les quantités de manière à ce que les consommateurs ne remarquent rien... Ainsi, il parait que les bières belges du genre "pils" sont beaucoup plus sucrées que ce qu'elles n'était avant ( même chose pour le pain qui est de plus en plus riche en sel))

lundi 16 mars 2009

Anxi Tie Guan Yin : M3T Vs. ThDC... la suite.

ATGY "Impérial" et ATGY "N°8"

Ces dernières semaines, j’ai fait quelques tests comparatifs entre deux ANXI TIE GUAN YIN (voir mon billet du 16 février). Faire des comparaisons entre des thés qui se ressemblent est une activité des plus instructives pour bien comprendre des thés et percevoir ce qui fait leur singularité. C’est un peu comme quand on veut comparer deux couleurs qui se ressemblent très fort, il suffit de les mettre côte à côte pour percevoir aisément ce qui les caractérise en propre.

Ici on aura en présence, « n°8 » (Maison des Trois Thés) et « impérial » (thés de chine). Tout deux proposés à un prix d’environ 25 euros les 100 gr.

Voici mes premières impressions faites sur base du protocole évoqué précédemment (2 gr –5’ en Zhong). J’y ai rajouté d’autres explorations en gong fu cha « classique » en théière taiwanaise (15 cl) pour pouvoir confirmer mes impressions premières : avec « temps longs » ( 6 gr avec une suite démarrant à 1’30), avec « temps courts » (7,5 gr avec une suite démarrant à 45’’ ) .

"Impérial" et "N°8"

Tout d’abord, première observation comparative, l’aspect extérieur visuel et olfactif des feuilles.

Impérial présente des feuilles roulées de grosseur moyenne d’un vert très foncé, assez sombre, une belle régularité des perles les unes par rapport aux autres. N°8 présente des perles plus pâles, avec plus de différences de couleurs, elles vont du vert pâle un peu jaune à de notes plus foncées, aussi plus irrégulier dans le calibre des perles.

Autre constation qui s’impose avec évidence,les feuilles sèches d’Impérial ont un parfum beaucoup plus intense et présent. Il évoque les fleurs printanières typiques des ATGY peu oxydés. Le parfum des feuilles sèches de N° 8 est beaucoup plus timide et ténu, et ce qu’on perçoit évoque d’avantage les végétaux séchés.

Une fois les feuilles infusées, cette différence de teinte persiste. Impérial a des feuilles vert foncé assez uniforme tandis que les feuilles de N°8 sont plus pâles avec des nuances plus jaunes, plus kaki. Ces dernières sont aussi plus irrégulières, moins « jolies ».

Les liqueurs dans les pots de réserve présentent aussi déjà une différence : plus verte pour Impérial et plus jaune pour N°8.

Quelles conclusions déduire de ces observations ? D’une manière rigoureuse, je n’en sais rien. Spéculativement, je dirais qu’une différence dans la teinte vient peut-être de la maturité des feuilles utilisées, de leur qualité, de la manière dont elles sont oxydées, de la manière dont elles sont roulées, séchées… pas évident de savoir.
Le fait que des feuilles sèches sentent peu n’est pas nécessairement négatif . Au contraire, j’aurais même tendance à penser qu’un thé bien fabriqué et bien stabilisé (cad, qui va bien se conserver) sentira peu… (Je dis ça car j'ai tendance à penser que si on sent des parfums, ce sont des molécules aromatiques qui s'échappent du thé et qui n'y seront plus avec le temps...)

Quoi qu’il en soit à la dégustation proprement dite, la différence entre ces deux thés est vraiment manifeste.


"Impérial " (Gauche) "N°8" (à droite)

Ensuite, la dégustation :

Le pot de réserve, les tasses à sentir, la tasse à boire présentent des parfums aussi très différents :

Impérial a un parfum beaucoup plus intense. Des notes complexes de fleurs printanières typiques des ATGY – lilas, jacinthes, muguet… un parfums avec beaucoup de fraîcheur et de finesse. Avec une belle évolution en refroidissant. On a vraiment le sentiment de sentir une fleur fraîchement éclose ( difficile de décoller le nez du pot de réserve vide). Il y a aussi une dimension végétale assez présente dans cet Impérial, quelque chose qui évoque les feuilles vertes fraîchement froissées dans la main, de la chlorophylle, de l’herbe coupée. Aussi un rien de fruité dans l’évolution, de la douceur un rien sucrée.

N°8 donne aussi des notes printanières fleuries mais d’une manière très différente : un parfum moins vif et moins frais, plus « solaire ». Pour les différencier, on peut mobiliser cette comparaison : la parfum d’Impérial est plus proche du parfums des fleurs après une averse, tandis que celui de N°8 ressemble plus à celui des fleurs par une après-midi ensoleillée. L’un est plus frais, plus « cru », l’autre possède des caractéristiques plus « chaudes » et plus « sucrées », N°8 me fait penser au parfum de la nature réveillée et réchauffée par un doux soleil printanier. N°8 se rapproche aussi d’avantage des fleurs séchées (proprement). J’y perçois aussi des notes un peu zestées, citronnées, qui donnent un belle fraîcheur. On y trouve aussi une dimension végétale qui me fait penser à des plantes comme le persil ou le cerfeuil (mais pas trop sûr de la référence).
Comparé à impérial, N° 8 présente un caractère plus « sucré », qui me fait penser à des bonbons (un peu comme ceux de l’Abbaye de Flavigny ), un aspect plus « doux » et « confit ». Globalement, c’est bien harmonieux et équilibré.

En bouche, il me semble que les tannins de N°8 sont un peu plus présents et moins bien enrobés. On les sent immédiatement en bouche accompagné d’une infime amertume mais cette sensation évolue vite vers une sensation douce et « sucrée », assez plaisante. N° 8 a une très belle persistance en bouche.
En première approche Impérial semble plus lisse et plus gras en bouche, mais la sensation évolue assez vite vers des notes plus végétales. Ca persiste aussi très bien, les notes fleuries qui évoluent vers le végétal (feuilles vertes froissées), une sensation tannique se manifeste mais plus tardivement après avoir avalé.
Ce qui est curieux à constater c’est que ces profils d’évolution sont quasiment antagonistes. Je trouve que ce qui fait la qualité de N°8 est sa persistance en bouche très sucrée et agréable, tandis que impérial brille surtout par ses intenses parfums très frais et fleuris.

Au fil des infusions, on peut constater que impérial est beaucoup plus riche et endurant, plus concentré en substances aromatiques. La plus grande concentration d’Impérial fait que la longue infusions donne un résultat un peu plus saturé que le N°8, ce qui peut nuire un peu au plaisir et donner l’impression qu’il est plus amer. Des explorations en gong fu cha classique permettent de mieux se faire une idée des qualités intrinsèque du produit, et notamment, en ce qui concerne les profils d’évolution en bouche (qui on tendance à se mélanger quand on déguste en parallèle). Autre constatation, ce genre de ATGY ne gagne pas vraiment à être poussé en durée, des infusions assez courtes conviennent mieux à l’expression des parfums.

Bref, on a deux thés assez différents. Deux esthétiques différentes aussi à mon avis. Il semble que M3T ai privilégié un thé avec une belle expression du « Yun » ( la persistance en bouche) tandis que ThDC a privilégié des parfums très intenses, floraux et frais. Peut-être que ces différences proviennent de choix de fabrication différents ? Cependant, il semble que la matière première de l’impérial ai un meilleur potentiel aromatique…


Chers lecteurs et lectrices, si vous avez goûté ces 2 thés (et je sais que certains d’entre vous les connaissent), je serai très intéressé d’avoir vos impressions !

lundi 2 mars 2009

Fréquentations...




Les wulongs intensivement fréquentés ces 12 derniers mois... J'avais promis à quelques uns d'entre vous une liste de ce que j'ai bu ces derniers mois. La voici:




Région du FUJIAN

ROCHERS - WU YI YAN CHA :
  • Shui Xian 1
  • Shui Xian 3
  • Shui Xian 5
  • Wu Yi Rou Gui 1
  • Wu Yi Rou Gui 2
  • Wu Yi Rou Gui 6 (1994)
  • Da Hong Pao 2
  • Da hong Pao 4
  • Da Hong Pao 5 (1996)
  • Qian Li Xiang
  • Lao Jun Mei 1
  • Lao Jun Mei 2
  • Qian Nian Ai
  • Bai Sui Xiang 2
  • Shui Jin Gui
  • Yan Zhong Lan
  • Bai Ji Guan
  • Tie Luo Han 2




AUTRES THES DU FUJIAN :
  • Anxi Tié Guan Yin 1
  • Anxi Tié Guan Yin 5
  • Anxi Tié Guan Yin 8
  • Tie Guan Yin 6
  • Anxi Tié Guan Yin "impérial" (TDC)
  • Qi Lan 3








Région du GUANGDONG:


  • Ba Yé Dan Cong 1
  • Ba Yé Dan Cong 2
  • Ba Yé Dan Cong 3
  • Ba Yé Dan Cong 4
  • Mi Lan Xiang 1
  • Mi Lan Xiang 4 (1991)
  • Mi Lan Xian 5
  • Ling Tou Mi Lan Xiang 1
  • Ling Tou Mi Lan Xiang 2
  • Mo Li Xiang
  • Zhu Yé
  • Shan Qyé Yé
  • Zhi Lan Xiang 1
  • Yu Lan Xiang







TAIWAN:
  • Dong Ding 2
  • Ba Xian de Taiwan 2
  • Shui Xian de Taiwan
  • Tai Bai Bui Jiu
  • Si ji Chun 2
  • Beauté Académique 1
  • Dong Pian 1
  • Dong Pian 2
  • Tié Guan Yin 2
  • Tié Guan Yin 4
  • Tié Guan Yin 9
  • Rou Gui de Taiwan 2
  • Ali Shan Gao Shan Cha 15
  • Mei Shan Gao Shan Cha 12