jeudi 6 août 2009
jeudi 25 juin 2009
Le monde du thé en images...
Quatre chapitres: rencontre avec Maître Tseng, la maison Mariage frères, le patron de Twinning et, une séance de dégustation avec des résultats bien curieux...
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=311201&sid=4527556&page=1
mercredi 13 mai 2009
Evocations... nature et Pu Er anciens
Des évocations de nature... Des cours d'eau à la fraicheur transparente et pure, des pierres humides aux délicats parfums minéraux, des sous-bois où se mêlent les jeunes pousses vertes et les vielles souches, racines, troncs, mousses, écorces, feuilles mortes, champignons, la tourbe et la terre... Un composé d'éléments auxquels me renvoient les Pu Er anciens.
Un bonheur esthétique et sensuel qui touche au spirituel par un sentiment d'heureuse gratitude envers la création, la nature et l'univers...
"Brique de Pu Er sheng 1988"
jeudi 30 avril 2009
vendredi 24 avril 2009
Chuan Hong Mao Jian
Parmi tout les excellents conseils de Gilles (M3T), ce thé rouge de très belle qualité:
CHUAN HONG MAO JIAN
Rien que de humer les feuilles sèches dans le paquet, c'est un vrai délice! Des notes gourmandes de roses et de sucreries, des notes poudrées de loukoum à la rose... Une étonnante complexité pour un parfum sur les feuilles sèches. De plus, on sent tout de suite que l'infusion va être bien douce et onctueuse. Quelle délicatesse et quelle intensité!
A l'infusion, on retrouve bien les parfums présents sur les feuilles sèches. De notes fleuries sucrées qui évoquent bien l'opulence de roses, le coté sucré-fruité du fond se rapproche assez bien d'une évocation de la confiture de rose ou des loukoums orientaux, aussi un fond fruité d'abricots secs, de la canne à sucre, du miel ... c'est très complexe. Et irréductible à une decription...
Ce qui marque surtout dans ce thé, c'est sa finesse, son élégance, associée à une puissance... la présence en bouche est superbe, très doux et onctueux. Les tannins sont très arrondis mais bien présents. Très peu d'acidité pour un rouge. Ce thé conserve aussi une belle présence en bouche sur de notes de roses. Cela lui donne un coté plus "frais" que la plupart des thés rouges que je trouve trop "réchauffants" pour les boire quand il fait beau...
Ce thé constitue, pour moi, une espèce d'étalon de ce que devrait être un thé rouge de qualité: délicat et puissant, subtil et complexe, du fond et de la surface, onctueux et long en bouche...
jeudi 23 avril 2009
mercredi 25 mars 2009
Mouai....
On reparlais récement du fameux petit paquet jaune... Cela faisait des années que je n'avais pas retâté ce "brevage". Alors un petit sachet dans un Zhong, et hop, le tour est joué! ....Finalement, ça reste bien pratique ce système... y'a plus qu' à boire.... Mouai, alors, c'est quand même pas terrible... No comment... Faut vraiment avoir très soif pour avaler ça. Ca passe mieux avec du sucre...
Je maintiens toutefois que c'est bien plus buvable que certains wulong loupés (genre les dong ding torréfiés qui sentent sentent la mouette mazoutée échouée sur un banc d'algues...) ou les pu er "cuits" qui sentent le poisson pourri oublié au fond d'un urinoir publique (ou encore ceux qui évoquent les vieux mégots de clopes marinés dans du lait de soja.... mmmhhh!)
C'est quand même invraisemblable que de cette "chose" arrive à s'implanter en chine....
Une chose que je me demande, c'est si le goût de ces sachet a évolué au cours du temps... (Certains produits industriels que l'on croit immuable en goût au cours du temps on en fait évolué. seulement, les producteurs de ces produits modifient très progressivement les quantités de manière à ce que les consommateurs ne remarquent rien... Ainsi, il parait que les bières belges du genre "pils" sont beaucoup plus sucrées que ce qu'elles n'était avant ( même chose pour le pain qui est de plus en plus riche en sel))
lundi 16 mars 2009
Anxi Tie Guan Yin : M3T Vs. ThDC... la suite.
Ces dernières semaines, j’ai fait quelques tests comparatifs entre deux ANXI TIE GUAN YIN (voir mon billet du 16 février). Faire des comparaisons entre des thés qui se ressemblent est une activité des plus instructives pour bien comprendre des thés et percevoir ce qui fait leur singularité. C’est un peu comme quand on veut comparer deux couleurs qui se ressemblent très fort, il suffit de les mettre côte à côte pour percevoir aisément ce qui les caractérise en propre.
Ici on aura en présence, « n°8 » (Maison des Trois Thés) et « impérial » (thés de chine). Tout deux proposés à un prix d’environ 25 euros les 100 gr.
Voici mes premières impressions faites sur base du protocole évoqué précédemment (2 gr –5’ en Zhong). J’y ai rajouté d’autres explorations en gong fu cha « classique » en théière taiwanaise (15 cl) pour pouvoir confirmer mes impressions premières : avec « temps longs » ( 6 gr avec une suite démarrant à 1’30), avec « temps courts » (7,5 gr avec une suite démarrant à 45’’ ) .
Tout d’abord, première observation comparative, l’aspect extérieur visuel et olfactif des feuilles.
Impérial présente des feuilles roulées de grosseur moyenne d’un vert très foncé, assez sombre, une belle régularité des perles les unes par rapport aux autres. N°8 présente des perles plus pâles, avec plus de différences de couleurs, elles vont du vert pâle un peu jaune à de notes plus foncées, aussi plus irrégulier dans le calibre des perles.
Autre constation qui s’impose avec évidence,les feuilles sèches d’Impérial ont un parfum beaucoup plus intense et présent. Il évoque les fleurs printanières typiques des ATGY peu oxydés. Le parfum des feuilles sèches de N° 8 est beaucoup plus timide et ténu, et ce qu’on perçoit évoque d’avantage les végétaux séchés.
Une fois les feuilles infusées, cette différence de teinte persiste. Impérial a des feuilles vert foncé assez uniforme tandis que les feuilles de N°8 sont plus pâles avec des nuances plus jaunes, plus kaki. Ces dernières sont aussi plus irrégulières, moins « jolies ».
Les liqueurs dans les pots de réserve présentent aussi déjà une différence : plus verte pour Impérial et plus jaune pour N°8.
Quelles conclusions déduire de ces observations ? D’une manière rigoureuse, je n’en sais rien. Spéculativement, je dirais qu’une différence dans la teinte vient peut-être de la maturité des feuilles utilisées, de leur qualité, de la manière dont elles sont oxydées, de la manière dont elles sont roulées, séchées… pas évident de savoir.
Le fait que des feuilles sèches sentent peu n’est pas nécessairement négatif . Au contraire, j’aurais même tendance à penser qu’un thé bien fabriqué et bien stabilisé (cad, qui va bien se conserver) sentira peu… (Je dis ça car j'ai tendance à penser que si on sent des parfums, ce sont des molécules aromatiques qui s'échappent du thé et qui n'y seront plus avec le temps...)
Quoi qu’il en soit à la dégustation proprement dite, la différence entre ces deux thés est vraiment manifeste.
Ensuite, la dégustation :
Le pot de réserve, les tasses à sentir, la tasse à boire présentent des parfums aussi très différents :
Impérial a un parfum beaucoup plus intense. Des notes complexes de fleurs printanières typiques des ATGY – lilas, jacinthes, muguet… un parfums avec beaucoup de fraîcheur et de finesse. Avec une belle évolution en refroidissant. On a vraiment le sentiment de sentir une fleur fraîchement éclose ( difficile de décoller le nez du pot de réserve vide). Il y a aussi une dimension végétale assez présente dans cet Impérial, quelque chose qui évoque les feuilles vertes fraîchement froissées dans la main, de la chlorophylle, de l’herbe coupée. Aussi un rien de fruité dans l’évolution, de la douceur un rien sucrée.
N°8 donne aussi des notes printanières fleuries mais d’une manière très différente : un parfum moins vif et moins frais, plus « solaire ». Pour les différencier, on peut mobiliser cette comparaison : la parfum d’Impérial est plus proche du parfums des fleurs après une averse, tandis que celui de N°8 ressemble plus à celui des fleurs par une après-midi ensoleillée. L’un est plus frais, plus « cru », l’autre possède des caractéristiques plus « chaudes » et plus « sucrées », N°8 me fait penser au parfum de la nature réveillée et réchauffée par un doux soleil printanier. N°8 se rapproche aussi d’avantage des fleurs séchées (proprement). J’y perçois aussi des notes un peu zestées, citronnées, qui donnent un belle fraîcheur. On y trouve aussi une dimension végétale qui me fait penser à des plantes comme le persil ou le cerfeuil (mais pas trop sûr de la référence).
Comparé à impérial, N° 8 présente un caractère plus « sucré », qui me fait penser à des bonbons (un peu comme ceux de l’Abbaye de Flavigny ), un aspect plus « doux » et « confit ». Globalement, c’est bien harmonieux et équilibré.
En bouche, il me semble que les tannins de N°8 sont un peu plus présents et moins bien enrobés. On les sent immédiatement en bouche accompagné d’une infime amertume mais cette sensation évolue vite vers une sensation douce et « sucrée », assez plaisante. N° 8 a une très belle persistance en bouche.
En première approche Impérial semble plus lisse et plus gras en bouche, mais la sensation évolue assez vite vers des notes plus végétales. Ca persiste aussi très bien, les notes fleuries qui évoluent vers le végétal (feuilles vertes froissées), une sensation tannique se manifeste mais plus tardivement après avoir avalé.
Ce qui est curieux à constater c’est que ces profils d’évolution sont quasiment antagonistes. Je trouve que ce qui fait la qualité de N°8 est sa persistance en bouche très sucrée et agréable, tandis que impérial brille surtout par ses intenses parfums très frais et fleuris.
Au fil des infusions, on peut constater que impérial est beaucoup plus riche et endurant, plus concentré en substances aromatiques. La plus grande concentration d’Impérial fait que la longue infusions donne un résultat un peu plus saturé que le N°8, ce qui peut nuire un peu au plaisir et donner l’impression qu’il est plus amer. Des explorations en gong fu cha classique permettent de mieux se faire une idée des qualités intrinsèque du produit, et notamment, en ce qui concerne les profils d’évolution en bouche (qui on tendance à se mélanger quand on déguste en parallèle). Autre constatation, ce genre de ATGY ne gagne pas vraiment à être poussé en durée, des infusions assez courtes conviennent mieux à l’expression des parfums.
Bref, on a deux thés assez différents. Deux esthétiques différentes aussi à mon avis. Il semble que M3T ai privilégié un thé avec une belle expression du « Yun » ( la persistance en bouche) tandis que ThDC a privilégié des parfums très intenses, floraux et frais. Peut-être que ces différences proviennent de choix de fabrication différents ? Cependant, il semble que la matière première de l’impérial ai un meilleur potentiel aromatique…
lundi 2 mars 2009
Fréquentations...
Les wulongs intensivement fréquentés ces 12 derniers mois... J'avais promis à quelques uns d'entre vous une liste de ce que j'ai bu ces derniers mois. La voici:
Région du FUJIAN
ROCHERS - WU YI YAN CHA :
- Shui Xian 1
- Shui Xian 3
- Shui Xian 5
- Wu Yi Rou Gui 1
- Wu Yi Rou Gui 2
- Wu Yi Rou Gui 6 (1994)
- Da Hong Pao 2
- Da hong Pao 4
- Da Hong Pao 5 (1996)
- Qian Li Xiang
- Lao Jun Mei 1
- Lao Jun Mei 2
- Qian Nian Ai
- Bai Sui Xiang 2
- Shui Jin Gui
- Yan Zhong Lan
- Bai Ji Guan
- Tie Luo Han 2
AUTRES THES DU FUJIAN :
- Anxi Tié Guan Yin 1
- Anxi Tié Guan Yin 5
- Anxi Tié Guan Yin 8
- Tie Guan Yin 6
- Anxi Tié Guan Yin "impérial" (TDC)
- Qi Lan 3
Région du GUANGDONG:
- Ba Yé Dan Cong 1
- Ba Yé Dan Cong 2
- Ba Yé Dan Cong 3
- Ba Yé Dan Cong 4
- Mi Lan Xiang 1
- Mi Lan Xiang 4 (1991)
- Mi Lan Xian 5
- Ling Tou Mi Lan Xiang 1
- Ling Tou Mi Lan Xiang 2
- Mo Li Xiang
- Zhu Yé
- Shan Qyé Yé
- Zhi Lan Xiang 1
- Yu Lan Xiang
TAIWAN:
- Dong Ding 2
- Ba Xian de Taiwan 2
- Shui Xian de Taiwan
- Tai Bai Bui Jiu
- Si ji Chun 2
- Beauté Académique 1
- Dong Pian 1
- Dong Pian 2
- Tié Guan Yin 2
- Tié Guan Yin 4
- Tié Guan Yin 9
- Rou Gui de Taiwan 2
- Ali Shan Gao Shan Cha 15
- Mei Shan Gao Shan Cha 12
lundi 16 février 2009
Anxi Tie Guan Yin: M3T Vs ThDC... à suivre.
Automne 2008
Maison des Trois Thés
dimanche 8 février 2009
Kung Fu Cha # 3 : amertume et technique d'infusion...
mardi 13 janvier 2009
Rochers
Je possède un "cahier de dégustation". C'est à la fois une sorte de "journal de bord" de ma vie de dégustateur (amateur) de thé. J'y consigne mes paramètres d'infusion et mes impressions, ce qu'un thé peut m'évoquer sur le plan arômatique ainsi que le caractère judicieux des choix de paramètres, j'y ajoute des suggestions hypothétiques de paramètres à tester pour explorer les variations de rendu... Chaque thé a droit à une page ou plus si je l'explore beaucoup.
Après cette petite révolution, cela tombait donc bien de prendre un nouveau cahier plein de pages blanches. Une manière symbolique de faire une "tabula rasa" des vieilles pratiques inadéquates (ou du moins que je juges comme telles aujourd'hui). Une manière de repartir dans l'aventure avec de nouvelles bases...
- Chocolat, cacao doux , cacao amer, grain de café, caramel...
- sucres, patisseries, gateaux, biscuits, miel...
- Vanille, épices, canelle, tabac frais...
- Végétal, végétal frais, amertume végétale, écorce verte, herbes aromatiques, plantes médicinales séchées, fleurs séchés, fleurs fraiches, fleurs exotiques, narcisses...
- Minéral, pierres humides, pierres après une averse, sources dans les rochers, eau fraiche sortie de la pierre, torrent de montagne...
- Bois, bois ciré, bois blond, bois brun, bois précieux, bois odorant, santal, réglisse; vieux tonneaux, osier, bois sec, racines...
- fruits secs, pâte d'amande, noix, amandes...
- des fruits, en particulier, pruneaux et dattes, mais aussi, très rarement des fruits exotiques (mangue)
- De vieux alcools bruns (surtout pour les très vieux thés)
- Les saveurs: sucrées, amertume (différents type), acidité... l'équilibre de saveurs est une chose à laquelle j'accorde de plus en plus d'importance dans l'appréciation de la qualité d'un thé. Cet équilibre est souvent très complexe dans les thés de qualité. Selon moi, c'est ce qui va faire la différence... un bon thé a ses différentes saveurs bien balancées, harmonieuses et équilibrées. L'amertume souvent centrale dans beaucoup de thé doit pour cela être bien contre-balancée par le moelleux du "sucre", l'acidité vient donner un peu de vigeur à l'ensemble....
- des caractéristiques de structure en bouche ou de texture. Les thés de Rochers ont presque toujours une présence en bouche très forte, très complexe et bien structurée. Un beau profil avec beaucoup de relief (normal pour un Rochers!). La dessus, je rattache aussi la longueur en bouche, l'évolution du thé après qu'on l'ai avalé, sa persistence dans la gorge et son évolution. Elle est bien souvent très complexe et fort plaisante sur les Rochers. Je trouve que pour en profiter c'est bien de ne pas enchainer les différentes infusiosn au pas de course, mais laisser un peu detemps au thé de faire son effet... Sur ces points, les thés de Rocher se distinguent vraiment fort les uns des autres. Ici aussi, un vocabulaire est nécessaire, souvent allsusif ou métaphorique. On peut parler d'onctueux, de gras, de huileux, de velouté, de grain, de patine, de velours, de bien polis (au sens d'une boiserie bien polie), de farineux... Mais tout ces mots me semblent bien souvent trop imprecis. C'est une manière bien à lui qu'à un thé de prendre possesion de la bouche, de l'occuper... (voilà des termes bien guerrier pour parler de tant de plaisirs procurés...). Ici aussi, selon moi, la structure d'un thé en bouche, c'est ce qui va faire la différnce entre les "bons" et des "ersatz" tentant d'imiter les Rochers...
Il y a toujours de nouvelles choses ou évoquations qui me viennent si je bois un nouveau thé... puis il y a le point de vue qui peut être changeant selon le moment, les perceptions varient (un peu), les modes de préparations mettent les différentes composantes différement en valeur (il faut en tenir compte)...
Je pense que ces descriptions relèvent plus de l'analogie, de la ressemblance, de l'évocation, que d'une réelle identité... Par exemple parler, de cacao ne veut pas dire qu'un thé va goûter exactement comme du cacao mais qu'il y a dans son complexe d'arômes perçus une perception qui fait penser à celle du cacao mais sans s'y résumer... J'en avais déjà parlé sur la Grande Toge Rouge (article sur le Wu Yi Rou Gui) ... De plus il n'est pas nécessaire de mettre de mots sur tout ce qu'on perçoit, de définir nos sensations... Bien souvent c'est réducteur. Vivre ses sensations suffit amplement... pas besoin d'en rajouter un ecouche de réfléxivité. Si je note, bien souvent, c'est plus pour essayer de bien identifier les thés les uns par rapport aux autres ou caractériser un peu les différents paramétrages possibles expérimentés avec un thé.
Encore un mot à propos du Zhong pour finir, je lis souvent que l'utiliser pour des Rochers (ou des Puer), c'est se condamner à les rater... j'ai un peu réutilisé cet outil d'infusion ces derniers jours pour des Rochers, je l'ai trouvé trés efficace et intéressant. J'ai même pu percevoir grâce à lui certaines petites subtilités ignorées par les théières... Il ne faut pas se priver d'utiliser le zhong car il a toutes les qualités, chic et pas cher, efficace, facile d'usage, facile d'entretien...
